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Le monde a changé grâce à ces 12 personnalités LGBTQ

Ces 12 personnalités LGBTQ militantes, médecins ou écrivains ont réellement influencé leur époque et plus encore. Grâce à eux, le monde a changé.

 

 

Comme vous le savez, les Gay Prides sont des moments où chacun peut afficher ses couleurs et les porter fièrement, tout en célébrant l’acceptation de soi et des autres. C’est aussi des moments de ferveur et une parenthèse dans le quotidien où l’on se remémore ceux qui ont pu ouvrir la voie aux droits homosexuels grâce à leur militantisme et leurs différentes actions, comme Sylvia Rivera, Marsha P.Johnson, Virginai Woolf, Ifti Nasim, véritables icônes culturelles. Grâce à ces 12 personnalités LGBTQ, le monde a changé, l’Histoire a changé. Focus sur un engagement à long terme.

 

Ifti Nasim, poète

Au Pakistan, l’homosexualité n’est pas acceptée. C’est pourquoi Ifti Nasim a fui son pays pour migré aux Etats-Unis afin d’échapper à des persécutions. Il pu ainsi vivre plus librement sa sexualité. Le poète traite d’ailleurs d’homosexualité dans son premier recueil de poésie Narman, publié en Ourdou. Il fonda aussi une organisation pour soutenir la communauté LGBTQ d’Asie du Sud : Sangat/Chicago. Enfin, il fit son entrée en 1996 dans le Chicago Gay and Lesbian Hall of Fame.

 

 

Simon Nkoli, militant

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Simon Nkoli est considéré en Afrique du Sud comme un véritable héros de la communauté LGBTQ. Il fonda l’organisation GLOW (Gay and Lesbian Organisation of the Witwatersrand, l’organisation des gays et des lesbiennes du Witwatersrand en français) et grâce à elle, il milita contre l’apartheid, il milita en faveur des droits des homosexuels et fut en tête de la lutte contre le sida. Grâce à Glow, encore une fois, en 1990, il organisa la première Gay Pride de Johannesburg. Avec son aplomb et sa force de conviction, il permit aux droits homosexuels d’être reconnus par le Congrès national Africain dans le pays. En 1995, il révèle sa séroposivité et se met à œuvrer davantage pour faire tomber les préjugés sur le VIH et le sida.

 

 

 

Nancy Cardenas, auteure et réalisatrice

Il semblerait que Nancy Cardenas fait partie des premières personnalités mexicaines à avoir révéler son homosexualité à la télévision. Elle affiche d’ailleurs ouvertement son homosexualité et cela transparait dans tout son travail : elle a notamment écrit des poèmes et des pièces de théâtre qui traitaient de l’homosexualité. Mais plus encore, c’est une militante de la première heure et a lutté contre les clichés sur les gays au Mexique. Elle s’est aussi battue pour l’égalité des droits pour tous, peu importe leur sexualité.

 

 

Sylvia Rivera, militante Queer et Drag Queen

Pour certains, les drag queens ne font pas parties des personnes transgenres. Et pourtant, elles ont aussi leur part d’action dans le mouvement LGBTQ, comme Sylvia Rivera, latina, queer et drag queen. Notre personnalité a lutté sans rien cédé poru les droits des transgenres et des personnes au genre non conforme. Elle est notamment connue pour avoir jeté la première brique sur la Police à la manifestation de Stonewall.

Après cette bataille épique, Sylvia Rivera fonda STAR (Street Transvestite Action Revolutionaries) avec Marsha P.Johnson. Grâce à cette organisation, les jeunes queers sans abri pouvaient prétendre à un toit. Loin de se contenter de tout cela, notre militante LGBTQ continua sa lutte contre l’exclusion des transgenres à New York grâce au Sexuel Orientation Non- Discrimination Act, une loi qui interdisait la discrimination sur base de l’orientation sexuelle. Ce combat dura toute sa vie, jusqu’au bout puisque juste avant sa mort, elle rencontra l’organisation Empire State Pride Agenda afin d’échanger sur l’inclusion des transgenres dans la société.

 

 

Marsha P.Johnson, militante transgenre

Puisque nous vous avons parlé de Sylvia Rivera, nous devons forcément vous présenter Marsha P.Johnson. Militante transgenre noire et prostituée, elle passa une grande partie de sa vie à lutter pour l’égalité des droits. Véritable mère pour les drag queens et les femmes transgenres sans abri de Christopher Street à New York, c’est de cette expérience que naquit STAR, fondée avec Sylvia Rivera, et des émeutes de Stonewall. Marsha P. Johnson est un personnage central du début du mouvement de libération des gays aux États-Unis, un mouvement lancé dans les années 1970.

 

 

Eleanor Roosevelt, philanthrope et écrivaine

L’ancienne Première Dame des Etats-Unis était une véritable philanthrope dévouée à ses causes. Elle présida notamment le comité en charge de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme pour les Nations Unies. Faisant la promotion du militantisme social tout le long de sa présence à la Maison Blanche, on lui prête une liaison extra-conjugale avec la journaliste Lorena Hickok, première femme à être publiée en première page du New York Times.

On a en effet retrouvé plus de 4000 lettres où leur lecture ne laisse que peu de place au doute. Dans l’une d’entre elles, Eleanor Roosevelt écrit : « Oh ! Comme c’était bon d’entendre ta voix. Jimmy n’était pas loin, je ne pouvais donc pas essayer de te dire ce que cela signifiait pour moi, ni te dire « je t’aime et je t’adore » alors que j’en mourrais d’envie. Souviens-toi que je te le dis et que, chaque soir avant de m’endormir, je répète notre petit dicton et je pense à toi ».

 

 

Frida Kahlo, peintre

Qui ne connaît pas le célèbre mon-sourcil de la célèbre peintre Frida Kahlo. Mais pour ceux qui ont un peu plus de culture que la masse populaire, vous avez sûrement entendu parler de la bisexualité de cette peintre talentueuse. Une bisexualité non dissimulée. Elle a d’ailleurs à travers ses œuvres et ses autoportraits, abordé de nombreux tabous comme la sexualité des femmes, les standards de beauté féminins et la douleur. Elle mit aussi en avant la culture indigène du Mexique, ce qui a attiré l’attention de son futur mari et mécène Diego Rivera. Mais ce mariage ne l’empêcha pas d’avoir des relations avec des hommes et des femmes, comme Joséphine Baker et Leon Trotsky.

 

 

Joséphine Baker, danseuse

Vous vous souvenez sûrement de ces images en noir et blanc où l’on voit Joséphine Baker en train de danser avec juste un tutu constitué de bananes… Mais elle tellement plus que ça ! Célèbre artiste de l’ère du jazz, notre danseuse afro-américaine est bisexuelle. Et c’est en France qu’elle connut son plus grand succès. Grâce à son image, elle lutta pour réclamer la fin de la ségrégation, refusant de se donner en spectacle dans les lieux ségrégés et s’exprimant en 1963 lors de la Marche sur Washington. Apprenez aussi qu’elle espionnait pour le compte de la France pendant la 2nd Guerre Mondiale, rapportant aux services de renseignements français ce qu’elle pouvait entendre des soldats allemands.

 

 

Karl Heinrich Ulrichs, juge

Considéré comme le père fondateur du mouvement gay moderne, il a été le premier à parler publiquement de son homosexualité. D’après Volkmar Sigusch, chercheur allemand spécialisé en sciences sexuelles, Karl Heinrich Ulrichs a eu « un rôle déterminant et une forte influence sur l’émancipation homosexuelle dans le monde entier ». Pour autant, il dû démissionner de son emploi de juge en Allemagne en 1854 suite à la découverte de son homosexualité par un de ses collègues. Ce fut le début de la lutte pour les droits des homosexuels. l a notamment écrit des essais sur l’homosexualité. Le 29 août 1867, il s’est adressé au Congrès des juristes de Munich pour demander que chaque personne ait les mêmes droits, indépendamment de sa sexualité.

 

 

Michael Dillon, première phalloplastie

En médecine, il faut toujours un premier sujet qui tente l’expérience, comme Michael Dillon. Premier homme transgenre à subir une phalloplastie, il ouvrit la voie aux opérations du pénis pour tous ceux qui désiraient faire leur transition. Il bénéficia d’un traitement hormonal à base de testostérone avant l’opération. Il devint ensuite médecin et pu servir dans la Marine Britannique. Mais la presse découvrit sa transition et il dut alors se réfugier en Inde. Il changea alors de vie, prononça ses vœux et devint moine bouddhiste dans un monastère.

 

 

Bayard Rustin, politicien

Bayard Rustin était un ami proche et le conseiller de Martin Luther King Jr. Organisateur de la Marche sur Washington en 1963, il a toujours affiché son homosexualité. Cela lui a desservit car on a minimisé son rôle dans le mouvement des droits civiques des Etats-Unis et que l’opposition s’en ait servi pour insinuer des choses fausses sur sa relation avec Martin Luther King Jr. Suite à cela, l’homme a du se mettre en retrait et travaillé dans l’ombre. Pour autant, il continua son travail pour l’égalité des droits civiques et homosexuels. Il a notamment contribué à porter à l’attention de la NAACP, la National Association for the Advancement of Colored People, la crise du SIDA.

 

 

Virginia Woolf, écrivaine

Alors qu’elle était mariée à Leonard Woolf, l’écrivaine féministe a eu une liaison avec Vita Sackville-West, écrivaine elle aussi et ouvertement bisexuelle. Dans son journal intime, Virginia Woolf écrit au sujet de son mariage et de sa liaison : « En vérité, il nous est possible d’avoir plusieurs bonnes relations ». Son roman, Orlando, serait une lettre d’amour à destination de Vita Sackville-West. Le fils de cette dernière a d’ailleurs indiqué que le livre était « la plus longue et la plus belle lettre d’amour de la littérature ».

 

 

 

Source : National Geographic